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Boxe Professionnelle : De champion de son quartier aux championnats d’Union Européenne, retour sur le parcours impressionnant d’Affif Belghecham

Affif

Affif Belghecham est une figure bien connu de la boxe française. A 43 ans, il affiche un compteur de 21 victoires (dont 5 par ko) pour 9 défaites. Champion de France et de l’Union Européenne en 2009, ses derniers combats étaient en 2015 en Australie face à Blake Caparello et Trent Broadhurst, 2 boxeurs qui ont fait les championnats du monde. Après 2 ans d’arrêt, c’est un retour face au champion des Fidji Opeti Tagi que prépare le guerrier Belghecham. « Je me suis bien préparé et à 43 ans j’ai voulu me lancer ce dernier défi. Je sais que j’ai encore ce qu’il faut, et je veux retrouver le plaisir du ring ! » Entretien avec ce champion pugnace, pour permettre aux calédoniens de découvrir ou redécouvrir ce guerrier des temps modernes !

Affif

Bonjour Affif, c’est un gros combat qui t’attend, connais tu ton adversaire ?

Non pas vraiment. Je sais juste que c’est l’un des 3 meilleurs boxeurs des Fidji, qu’il est le champion en titre et qu’il a un beau palmarès, avec une vingtaine de victoires pour une dizaine de défaites à peu près. Donc c’est adversaire qui a de l’expérience, qui n’est pas mauvais, qui à l’air motivé et prêt pour la guerre.

A 43 ans, tu as une sacrée carrière en pro, quel est le combat qui t’a le plus marqué ?

Il y en a plusieurs à différents niveaux. Celui ou j’ai boxé Andy Lee, devenu champion du monde par la suite par exemple. J’ai eu du mal a rentrer dans ce combat, et au final c’est un combat que j’aurais du gagner, et qui aurait très certainement changé ma destiné et mon parcours. Après il y a le combat face à Darren Barker en championnat d’Europe à Londres. Plusieurs sites spécialisés me donnaient vainqueur, mais bon c’est la boxe. Et il va devenir ensuite champion du monde à plusieurs reprises. ce sont 2 défaites qui m’ont marqué car j’ai fait de bonnes prestations et cela aurait pu changer mon parcours.

Affif

Comment as tu commencé la boxe ?

J’ai toujours aimé la boxe, mais j’ai commencé tard. En fait j’ai d’abord fait du foot, mais je me suis blessé. Et puis j’ai commencé à mettre les gants avec les copains dans le quartier, et j’ai vu que je sortais un peu du lot. Puis un jour j’ai boxé le Caïd de chez moi (sourire) ! Je me souviens il avait une droite fulgurante qui couchait tout le monde. Et on mettait les gants ensemble, et comme je misais plus sur la technique que sur la frappe, j’ai réussi à lui mettre des raclées. A partir de là j’ai décidé d’intégrer une salle de boxe, et 2 mois après, à 21 ans, je faisais mes premiers combats amateurs.

Puis est venu le passage chez les pros ?

Oui d’abord je n’imaginais pas pouvoir passer pro. Pour moi c’était comme grimper l’Everest ! Mais j’ai fait mon chemin jusqu’aux 1/2 finales du championnat de France, et de fil en aiguille j’ai décidé ensuite de passer chez les pros. De là je remporte le titre de champion de France chez les moyens en 2009, puis le titre de l’Union Européenne dans la foulée. Mais jamais je ne l’aurais cru au départ, pouvoir arriver jusque là. J’ai quand même croisé dans le ring 5 mecs qui ont fait les championnats du monde. C’est aussi ça qui m’incite à revenir, car en mi-lourd je n’ai pas été mis K.O. Donc même si j’ai 43 ans et que c’est dur, je veux relever ce dernier défi car je sens que j’ai encore ce qu’il faut pour. Après ce combat, j’ai 2 autres combats pro qui arrivent d’ici fin 2017 en Métropole, et après je ferais le bilan.

Affif

Ca te fait plaisir de retrouver le ring ?

Oui c’est clair. Bon cela demande des sacrifices mais de reboxer c’est un plaisir énorme. Et puis pour le Tournoi François Anewy, de pouvoir échanger avec la sélection de boxeurs cagous, le Comité Régional, et bien sur de boxer devant le public calédonien, amateur du noble art, c’est top.

La sélection des boxeurs calédoniens est bien affutée, les coachs ont bien fait évoluer leur physique. Et puis ils ont faim les jeunes là (sourire) ! Ils travaillent beaucoup, et ils sont prêts physiquement, avec un très bon niveau technique. On a une belle sélection et c’est prometteur pour la suite.

Enfin Affif, quel conseil tu peux donner à la jeune génération de boxeur qui arrive  ?

Croyez en vous et n’abandonnez jamais ! La boxe est un sport très dur, qui demande beaucoup d’investissements et de discipline. Si vous voulez réussir et atteindre vos objectifs, soyez sérieux à l’entrainement, travaillez, écoutez et croyez en vous ! Moi je ne pensais pas pouvoir arriver jusque là, depuis mon quartier, j’ai sans cesse repoussé mes limites, jusqu’à fricoter avec le niveau mondial (sourire). Prenez du plaisir dans le ring mais n’oubliez jamais, la boxe est un sport ou l’on ne joue pas ! on joue au foot, au rugby ou au basket… mais pas à la boxe.

Affif

D’ailleurs je souhaite remercier tous mes sponsors qui me permettent de boxer, comme Sato, Island Transport, Casa Del Sol, EEC, Auto évolution, Eco Panier et tous les autres, car sans eux rien n’aurait été possible. Merci à ma famille qui me supporte et tous mes amis ici et en France. Ensuite merci aux jeunes boxeurs calédoniens de la sélection, ainsi qu’au Comité Régionale de Boxe de Nouvelle-Calédonie qui est mon support pour ce combat face à Opeti Tagi lors du Tournoi François Anewy. Merci à tous. C’est la boxe calédonienne qui en sort grandie.

Un choc à ne pas rater ce vendredi 20 à la salle François Anewy de la Vallée du Tir pour les demi-finales du premier tournoi François Anewy. Venez nombreux encourager nos guerriers en prenant vos tickets sur Tickets.nc.

Anewy

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