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Surf : Tom Morat, le surdoué de Bourail, excelle à Bali

Tom Morat

Du haut de ses 17 ans, Tom Morat vient de remporter la « DEUS Nine and Single » en fish, une grosse compétition de surf à Bali. Issu d’une famille de surfeurs et né à Nouméa, Tom prend ses premières vagues vers l’âge de 5 ans, à Bourail. Il excelle tant en shortboard, qu’en longboard, et accumule les titres de champions sur le Caillou chez les jeunes. Grâce à sa double nationalité Franco-Australienne, il s’installe avec sa famille en Australie en 2013. Il prend le surf comme matière optionnelle dans ses études, ce qui va énormément booster sa progression ! Retour sur ce prodige « made in Bourail » avec son papa Eric Morat.

Bonjour Eric, comment et pourquoi Tom a t’il commencé ce sport ?

Bonjour, étant moi même surfeur depuis des années, j’ai essayé de partager ma passion avec la famille. A ce jour tout le monde surf, de la maman en passant par ses deux soeurs. C’est sur que le fait d’avoir habité à Bourail, aussi près des spots, a facilité grandement les choses.

Peux tu nous rappeler son palmarès ?

Localement il a gagné plusieurs titres. A l’extérieur, il a remporté plusieurs « Melanesian Cup » à Bali, aux Vanuatu, à Fiji ou encore Samoa. Et depuis le séjour australien, il a été vice champion de longboard, en moins de 18 ans. Cette année il finit troisième au « Noosa Surf Festival Junior » et 1er junior à la « Noosa logger ». Au niveau scolaire il s’est qualifié lors de la compétition régionale, pour représenter la « Sunshine Coast » au championnat du Queensland shortboard qui aura lieu en juillet.

Tom Morat

(© Eric Morat)

Comment a-t’il vécu la compétition à Bali ?

« La DEUS Nine and Single » qui a lieu tous les ans, se fait exclusivement sur invitation. Donc le niveau est très relevé. Elle dure 4 jours, avec chaque jour une discipline différente. Tom remporte la discipline Fish (short-board retro avec deux ailerons), face à des surfeurs d’un excellent niveau, dont des locaux qui connaissent la vague comme leur poche. (sourire) Il y avait aussi du Body Surf (sans planche), du Logger (longboard de 9 pieds, avec un seul aileron) et du Single Fin (Short board avec un seul aileron).

Participe t’il à beaucoup de compétition ?

Tom a beaucoup réduit sa participation aux compétitions, d’une part car elles sont très nombreuses, mais aussi pour finir son année scolaire. Il se concentre sur quelques événements, et tache de se préparer au mieux pour faire bonne impression.

Tom Morat

(© Favia De King)

Quels sont ses objectifs pour 2017-2018?

Déjà passer le bac ! Ensuite pour 2018, il a une place qui l’attend dans l’atelier de shape qui le sponsorise. Donc fabrication de planches de surf, mais aussi promotion avec voyages, et compétitions à l’étranger.

A t’il un athlète qui l’inspire, le motive en particulier ?

Ryan Burch, Alex Knost, Jarred Mel… Tous des surfeurs polyvalents qui ne sont pas focalisés seulement sur la compétition, ou le short-board.

Souhaites tu rajouter quelques choses ?

Oui, que c’est un parcours atypique. En effet le surf de compétition est très présent sur la scène sportive, mais de plus en plus de surfeurs de haut niveau, ne veulent pas rentrer dans ce circuit. Plus inspirés par le free surf, et les voyages. Tom a réussi a faire rêver, avec son style très particulier, et sa possibilité de « switcher » (changer de coté en cours de vague).

Je souhaite remercier ses sponsors qui aident à sa progression et son éducation dans le milieu du surf. THOMAS SURFBOARDS (pour les planches) et BANKS JOURNAL (pour les vêtements et combinaisons).

Une pensée spéciale au Big Bananas Surf club de Bourail, et à la Ligue Calédonienne de Surf qui ont toujours aidé les jeunes à progresser malgré la difficulté de la pratique du surf en Nouvelle-Calédonie. Notamment avec des déplacements à l’étranger qui sont onéreux.

Tom Morat

(©Eric Morat)

Enfin Eric, en tant que papa de champion, quel conseil peux tu donner aux parents de sportifs ?

Celui de ne pas se focaliser sur une discipline. Différents sports apportent des qualités physiques qui permettent de compléter et d’augmenter les performances de nos enfants, tant au niveau physique que mental. Enfin l’autre aspect que je considère important, et de ne pas toujours se focaliser sur la performance, mais garder une part de plaisir. Ce coté ludique permet de garder la motivation.

Vous pouvez suivre Tom Morat sur Instagram #tommorat.

Suivez les performances des cagous à l’international sur www.nc-sport.com.

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